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« On croit fermement à l’importance d’exprimer son opinion. On choisit de le faire à travers l’art et la fête » : On a rencontré Doxall

Ces derniers temps, les collectifs artistiques fleurissent comme bourgeonnent les fleurs au printemps. Si chacun a sa couleur et son identité, certains se démarquent des autres et c’est le cas de Doxall. Vous vous en doutez, ce n’est pas par hasard qu’on est allés rencontrer Louis, l’un des mecs à l’origine de ce collectif parisien qui se démarque par bien des manières.  Ensemble on a parlé de Platon, de Vlad Caia, de scénographie, de musique et de la façon dont ils se différencient des autres.

Alors expliques-nous un peu ce qu’est Doxall ?
Hello, Doxall est un crew parisien composé de jeunes hommes venant de plusieurs horizons. Artistes curieux, voyageurs intrépides et agitateurs culturels, on cherche à promouvoir la diversité artistique : entre street art et musique, le collectif entend tisser du lien social entre différents publics et créer des rassemblements où l’on trouve différentes formes d’expressions artistiques. On propose donc des soirées privées, des soirées club, des open airs et des rassemblements dans des lieux atypiques où l’on expose des street artists qui performent également en live, le tout sur fond sonore (assuré par nos DJs).

Mais surtout, c’est une famille qui nourrit une ambition commune : celle d’une fête décomplexée où la convivialité et l’échange occupent une place cruciale.

moyo

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous regrouper ensemble au sein d’un seul collectif ?
Alors ça c’est une bonne question. Je vais te répondre sans détour : ce sont à la fois les affinités entre les caractères même si nous sommes très différents les uns des autres, et les savoir-faire complémentaires dans la team. On a des artistes, des gars polyvalents, des communiquants, des débrouillards, … et surtout on est passionnés. Quand on a pris conscience de cette force et de ces ressources après nos premiers événements, on s’est constitués en équipe. On se connaît, on sait qu’on bosse bien ensemble, on apprécie vraiment être en team et on se fait confiance. Autant de bonnes raisons d’avancer ensemble.

Vous avez fait votre première soirée en novembre 2015, vous avez appris quoi en quasi deux ans ?
Malheureusement, la première chose à savoir est que notre première soirée était le 13 Novembre, triste jour. On l’a plutôt mal vécu d’autant plus qu’on était juste à côté du Bataclan, aux premières loges. Ça nous a vraiment marqués. Cette nuit là, on s’est dit qu’on n’arrêterait pas. Donc première chose : la persévérance. Ensuite, à s’écouter les uns et les autres car on a souvent des idées différentes et je t’avoue qu’on passe beaucoup de temps à discuter lors de vifs débats aha mais nos meilleures décisions viennent de là.

ABKS Square 49

Pourquoi Doxall au fait ?
En référence à la Doxa (sens : opinion) de Platon : on croit fermement à l’importance d’exprimer son opinion. On choisit de le faire à travers l’art et la fête. C’est même une façon de vivre. Platon oppose la Doxa au Logos (sens : la raison). On s’est reconnus dans cette idée parce qu’on aime l’émotion. On aime la vivre et la faire vivre.

Niveau scénographique, comment vous vous démarquez des autres ?
Encore une fois, c’est grâce à l’association de plusieurs formes d’expressions artistiques : pour la Doxall Story 3 – Vlad Caia (live), il s’agit de proposer une scéno issue de la collaboration entre le collectif Triple D et l’artiste peintre Moyoshi. L’un construit, l’autre habille avec ses couleurs et ses formes. Le tout est exposé aux jeux de lumières du Nouveau Casino pour brouiller le discernement entre illusion et réalité. On utilise parfois des projections vidéos ainsi que du mapping. Sur d’autres événements comme les Expositions Sonores, les artistes peintres s’approprient les lieux pour s’exprimer. On cherche à respecter l’atmosphère, l’ambiance et l’identité du lieu pour obtenir un résultat tout en cohérence et permettre une immersion plus totale dans l’événement. Le concept de scéno s’élargit alors : pourquoi limiter l’habillage des lieux au simple espace scénique ?

Louis (1)

faizan

Comment vous définissez vos invités ?
On a une ligne artistique axée sur des artistes underground, aussi bien au niveau musical que graphique. On choisit en premier lieu les artistes qui nous plaisent, qui nous font vibrer et qui sont en cohérence avec cette ligne. Tu sais, les gars et moi avons tous bien en tête que la culture et l’art sont des richesses qui doivent rester pérennes et accessibles. On ne choisit pas un artiste pour son impact commercial mais plutôt en fonction de l’émotion et de la richesse artistique qu’il peut apporter à nos événements, à notre public. D’ailleurs on a un lien particulier avec notre public : on veut lui faire plaisir, le surprendre, lui faire passer des moments forts. On n’est pas du genre à se cloîtrer en backstage, on prend le temps d’échanger, de rencontrer, de s’immerger nous aussi dans l’événement. Comme je te le disais, notre truc c’est l’émotion et le partage. Le côté humain compte beaucoup à nos yeux.

 

Votre invité de cette folle soirée sera le roumain Vlad Caia. Pourquoi lui ?
Chaque Doxall Story est axée sur un style d’electro. Pour celle-là on met la micro à l’honneur. Vlad est un artiste qui propose des lives de qualité. Musique subtile, univers micro et underground : il a complètement sa place dans cette édition. On veut en faire profiter celles et ceux qui le connaissent déjà et le faire découvrir aux autres.

 

Un dernier mot avant le joli bordel prévu au Nouveau Casino ?
C’est pas le dernier mot mais le premier que je viens de te donner au sujet du chapitre qui arrive 😉

Merci pour ces mots! 

Pour découvrir ou redécouvrir les artistes du collectif présents à la soirée c’est ici : 

Carthagenius

 

Mendoki

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