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« Je suis ancré dans un style qui m’est propre : l’happy underground », Erik Hagleton a répondu à nos questions. [Interview]

La planète électro regorge de caractères talentueux de tous âges, de tous sexes et de toutes nationalités. Erik Hagleton est l’une de ces figures. Depuis les années 90s, il forge sa place sur la scène internationale au fil de ses mixs, remixs et compositions, notamment grâce à une rencontre qui a, selon lui, changé beaucoup de choses.  Entre Ibiza, Londres et Paris, Erik Hagleton, l’homme au chapeau melon et à la marinière nous a accordé un peu de son temps en vue de la prochaine soirée Diligence. Ensemble on est revenu sur son style, l’évolution de la house et de la tech-house depuis ses débuts, sa rencontre avec Bob Sinclar, Ibiza, son dernier remix de « Jump N Shout » qui n’en finit plus de résonner sur BBCRadio1, et bien sûr ses soirées Diligence au Nouveau Casino.

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Nouveau Casino : Quand on parle d’Erik Hagleton, il y a marinière et chapeau melon qui vont avec. D’où te vient ce style ?
Erik Hagleton :
Mon chapeau melon me colle à la peau. J’aime ce clin d’œil très british. Il n’y a pas de hasard à ce que j’habite Londres actuellement ! La marinière est le symbole de la célèbre soirée « Paris by Night » créée par Bob Sinclar pour laquelle je suis DJ résident tout l’été à Ibiza, au Café Mambo et au Pacha.

Quand on parle d’Erik Hagleton, il y a aussi House et tech-house qui vont avec. Toi qui es dans le milieu depuis les années90, quel constat fais-tu sur l’évolution de cette musique de tes débuts jusqu’à aujourd’hui ?
Depuis mes débuts dans les années90 je suis ancré dans un style qui m’est propre et que je définis aujourd’hui par « Happy Underground ».
J’ai toujours gardé ce côté groovy et club que je partage à travers des sets variés, dynamiques et colorés. Mon travail étant, avant tout, de donner du plaisir au public.
Je m’amuse aussi à revisiter des titres des dernières décennies et à apporter une nouvelle lumière sur de grands artistes pop en m’éloignant volontairement du genre ou des sonorités musicales qui les ont rendus populaires. J’essaie vraiment de composer un univers underground sur mesure.

Je fais partie de cette génération de DJ qui allait dénicher ses vinyles chez les disquaires de la capitale. Il y avait quelque chose d’excitant à découvrir les derniers arrivages, les productions uniques, parfois des tracks en white label. La house de l’époque était chaleureuse avec des sonorités happy et novatrices, mais l’arrivée du numérique, la dématérialisation de la musique et l’évolution du matériel ont bouleversé l’industrie musicale et la façon dont on la consomme.
Je reste extrêmement surpris par l’évolution du son et l’arrivée massive de nouveaux talents.
Ca nous motive et nous pousse à aller encore plus loin dans la création.

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Quand on parle d’Erik Hagleton, il y a aussi Bob Sinclar qui va avec. Raconte-nous ta rencontre avec lui et parle nous de ce qui a changé dans ta carrière depuis ?
J’ai rencontré Bob Sinclar il y a 5 ans dans des circonstances improbables. Les plus improbables de l’histoire de ma vie. Un matin je reçois un appel sur mon portable provenant d’un numéro inconnu. Je décroche et entends « Salut c’est Bob Sinclar ». J’ai cru que c’était une blague, mais c’était bien lui. Un ami que nous avions en commun lui transmettait depuis un moment mes productions et il a souhaité me rencontrer me disant que mon style lui plaisait beaucoup.

De là ont démarré nos premières collaborations. Nos deux univers musicaux ont donné des morceaux comme « Samba in Hell » et « Gipsymen ». J’ai aussi eu l’honneur de participer à la production de plusieurs morceaux sortis sur son album Paris by Night.

Nous sommes liés par une belle amitié et nous partageons le même amour pour la musique. Je suis résident de ses soirées Paris by Night à travers le monde et j’ai pu jouer mes sets underground dans les clubs les plus prestigieux. Son soutien me permet de légitimer ma création musicale. Pour tout ça, je m’estime vraiment chanceux.

On t’a vu tout l’été à Ibiza où tu as des résidences. Parle-nous un peu d’Ibiza ?
Ibiza c’est un lieu où le temps s’arrête. Les gens s’y sentent libres. Ils sont eux-mêmes, sans jugement, sans apriori, ils se mélangent et partagent la même passion de la musique. Tous les meilleurs DJs du monde sont à Ibiza l’été et c’est aussi ce qui en fait l’endroit où il faut être pour faire la fête, des rencontres et vivre les meilleures soirées.
L’énergie qui règne à Ibiza est unique, on peut aussi se reposer, se prélasser sur des plages paradisiaques et observer des couchers de soleil mémorables.

Tu as récemment sorti un incroyable remix de « Jump N Shout » de Basement Jaxx. Tu peux nous en dire un peu plus sur ce titre ?
C’est un titre que j’ai sorti récemment sur le fameux label Anglais « Toolroom Records ».
L’original sorti en 1999 a toujours été l’un de mes morceaux favoris. C’était tellement novateur à l’époque avec ce vocal d’une extrême puissance. Je suis vraiment très fier d’avoir pu remixer mes idoles.
J’ai vraiment voulu faire un remix qui me représente et qui est destiné aux dancefloors. Je l’ai joué pour la première fois au Pacha Ibiza l’été dernier et la réaction du public a tout de suite été au rendez-vous.
Ensuite, tous s’est enchainé très vite, j’ai été contacté par Toolroom puis j’ai été diffusé à maintes reprises sur BBCRadio1 par Annie Mac, Danny Howard et Pete Tong. J’ai aussi été playlisté par Mark Knight, Paco Osuna, Roger Sanchez etc…

Depuis un an tu proposes ta soirée Diligence au Nouveau Casino. C’est quoi Diligence et pourquoi as-tu choisi notre Club ?
La Diligence est une invitation à embarquer pour une aventure urbaine autour d’un décor far West minimaliste. Une sorte de voyage teinté des grands horizons de la musique underground. Mais un underground joyeux et coloré. Un underground festif qui appelle à partager, à participer.

C’est également une rencontre entre plusieurs univers, comme au far West, mais cela reste spirituel. Cette forme de « Happy Underground » métissée, avec des djs invités tous inspirés par cette approche heureuse, hors des sentiers battus, de notre diligence House-Tech-house. Le Nouveau Casino se compose de différents éléments qui font que c’est la salle parfaite : sa taille, sa réputation, mais surtout son Sound system.
Lors des soirées « Diligence », les Djs sont les métronomes et vous êtes les pilotes.

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