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Don Rimini fait le point sur ses résidences européennes ! [Interview]

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Avant de venir nous régaler samedi avec sa première BSMT en compagnie de Mad Villains, Don Rimini est revenu avec nous sur ses précédentes résidences européennes.

  • Don Rimini invite la famille – Lausanne

Tu as commencé ces résidences en 2009, raconte-nous tout.
Ma pote Julie Machin, mon manager de l’époque Alex et moi-même avons eu l’idée de cette résidence en Suisse. Julie habitait là-bas et avait des contacts avec la direction de différents clubs. Le public suisse était chaud, et moi je voulais jouer avec mes potes pour sublimer les soirées. On a fait la première le 23 janvier 2009 au Romandie avec Pharrell des Fluokids et Bisou GTI (mes potes du sud). On a retourné le club. Puis on est passé au D ! Club avec toujours le même esprit : des potes qui veulent se marrer, jouer ensemble; bref passer une bonne soirée avec tout le monde. Le public a suivi. Je décidais du line-up, des copains rencontrés au fil des soirées et des tournées. On s’est retrouvé avec Nadastrom, Sinden, The Town (Karve et Kazey chez Clekclekboom) et bien d’autres. C’était deux fois par an, toujours à Lausanne. Une fois pour Halloween on s’est retrouvé à Genève avec Momma’s Boy (Mikkix The Cat), et Djedjotronic. Ca a du durer 2-3 ans et franchement j’en garde que de bons souvenirs. C’était un peu la colonie de vacances avec 10-15 de tes potes (l’équipe de Street Tease Mag, Mamzelle et Maviou, Les Djs, les amis et la famille).
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Je suis tombé sur quelques photos d’époque. En plus du style des gens qui a bien évolué, qu’est-ce qui selon toi a changé en 10 ans dans les clubs et l’organisation d’événements ? Facebook n’était pas aussi développé avant, par exemple.
Principalement la musique. C’est ça qui fait la différence entre avant et après. Peu de personnes écoutent aujourd’hui de l’Electro ou de la Turbine, on est passé à autre chose. C’est tant mieux je dirais, pour le coté musical. Pour l’organisation des événements, en Suisse, j’étais plus impliqué dans le côté artistique.
Pour ce qui est du public, oui les modes vestimentaires ont bien évolué, mais les mentalités aussi je trouve. Je pense qu’on s’amusait plus avant, on était plus insouciants. On avait comme une envie de se défouler le week-end, après une dure semaine de boulot ou d’école. Le public aujourd’hui a un peu trop intellectualisé les deejays, et va plus en soirées, car « on » leur a dit que c’est des DJs qui sont dans le top Resident Advisor par exemple. C’est la mode. On se ferme trop sur ce top ou sur le choix de 2-3 leaders d’opinion. Le choix est plus restreint, et beaucoup de très bons deejays passent à la trappe. Parfois aussi pour des raisons économiques bien sûr, il faut penser à rentabiliser une soirée. Mais le pire, je remarque que depuis quelques années, on voit les mêmes têtes d’affiche en soirées ou en festival, année après année ou une année sur deux… Tant mieux pour eux, à leur place je pense que je serais content de revenir chaque année. Mais pour le public ça peut paraitre un peu rébarbatif. A croire qu’il n’y a plus de fraîcheur, de new comers. Il y a tellement de bons DJs et d’artistes qui me font kiffer et qui sont dans d’autres circuits. C’est dommage que le public ne profite pas un peu de cette fraîcheur et/ou qu’il soit plus curieux.

 

  • Run – Club la Vilaine (Bruxelles)

C’était quoi le concept de Run ?
C’était ma résidence avec Mathieu Fonsny (Surfing Leons), mon pote, qui co-programme le festival de Dour notamment. En septembre 2015, on est allés ensemble proposer une idée de résidence au Club La Vilaine à Brussels. Ils ont été super réceptifs. Du coup, on est partis sur 1 soirée tous les 2 mois, on a commencé en octobre avec Acid Arab en guest. Un très gros succès pour nous, mais aussi pour le club. Tout le monde était ravi. On pensait pour la Run #2 inviter un mec de PC music, Kane West (qui a aussi signé sur Turbo, le label de Tiga). Tout s’annonçait très bien, et il y eu les attentats de Paris. Le booker de Kane West n’était plus chaud, mais on a décidé quand même de faire la soirée tous les 2. J’avoue avoir été surpris par le monde, je m’attendais à un putain de flop. Mais ça c’est super bien passé… Sauf qu’en janvier 2016, le Club La Vilaine a fermé. Pour l’instant, cette résidence est en stand-by. Dès qu’on trouve un club cool à Bruxelles, on remettra ça, c’est sûr.

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T’avais carte blanche ?
Oui, avec Mathieu, on décidait tous les 2 du line-up qu’on proposait ensuite au club. Et ils ont toujours été avec nous, et d‘accord sur nos choix. On ne voulait pas imposer un truc, mais en même temps avoir notre identité sur le projet. Et Run, ça voulait dire cette soirée va être folle, il va falloir COURIR pour y aller.

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  • BSMT – Nouveau Casino (Paris)

Explique-nous un peu la nouvelle résidence que Nohell et le Nouveau Casino te permettent de faire.
J’ai toujours voulu avoir une résidence à Paris. Pour être tout à fait franc, c’est mon pote Marvy qui a soufflé l’idée à Benjamin, le programmateur du Nouveau Casino. Après la soirée de sortie de mon premier album ALL IN le 30 décembre 2016, on est restés en contact avec Benjamin. La soirée s’était super bien passée. On a donc discuté tous les 2 pour que je puisse créer cette résidence. C’est une fois tous les 2 mois. C’est BSMT, le basement. Ca représente un peu la musique moins « connue », un sorte de Face B d’un vinyle de House ou de Techno. Celle qui est peut-être un peu moins représentée en France à mon avis, mais qui a quand même un public. Je vais essayer d’inviter des artistes qui ne sont pas venus ou viennent rarement en France. Essayer de représenter une certaine musique, entre la house ou la techno. Je souhaite mettre en avant ce qu’on n’a pas forcément l’habitude d’entendre aujourd’hui dans les clubs parisiens.

Mad Vilains en premier invité, tu tapes fort, la concurrence va trembler !
[Rire] Je suis trop fier d’avoir Mad Villains comme premier invité. Je discute depuis 1 ou 2 ans avec lui sur le net. J’ai fait un remix pour lui l’année dernière. On s’échange quelques tracks de temps en temps. Du coup je me suis dit que ça serait bien de l’avoir pour ma résidence. Je kiffe vraiment son univers, il a un truc bien à lui et c’est un très bon DJ. C’est le premier à qui j’ai pensé. Je lui ai demandé s’il était chaud et très vite, il m’a répondu positivement.
C’est en lui posant la question, que j’ai appris que ça allait être sa première date en France. Je n’en revenais pas ! Je pense que tous ceux qui écoutent un peu de UK House connaissent au moins un track de Mad Villains. Adriane (son prénom) est super excité à l’idée de venir jouer ici et je pense l’être encore plus. Impossible de manquer cette première BSMT, mais surtout impossible de manquer la première date parisienne de ce grand producteur.

On y sera et on attend tous les amoureux de bonne musique !

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