Nouveau Casino

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Charles Schillings nous raconte ses expériences

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1.Tu es originaire de Belgique. Quelle est la principale différence entre la fête en Belgique et la fête en France ?

Il y a différents facteurs qui rendent la fête plus facile en Belgique : l’alcool est moins cher et le public est plus simple et accessible. Mais ce n’est pas comparable, il y a des bons côtés en France qu’il n’y a pas en Belgique et inversement !

2. Raconte nous ton expérience dans les clubs parisiens.

J’ai fait beaucoup de résidences dans les années 90. J’ai commencé aux Folies Pigalle, pour arriver au Queen et finir au Rex au début des années 2000. Un soir j’ai remplacé deux DJs Belges aux Folies et c’est là que tout a commencé… J’ai du proposer quelque chose que le public ne connaissait pas, comme une énergie singulière, car la soirée a duré jusqu’à dix heures du matin et sans after ! Quelques personnes importantes du monde de la nuit et de la mode parisienne étaient présentes.

3. As-tu une anecdote à nous faire part lors de tes résidences au Queen ?

J’en ai des tonnes, mais beaucoup ne sont pas racontables… Au début de la résidence, je jouais les vendredi et samedi en deuxième partie de soirée. Le vendredi Lil’ Louis, Eric Morillo ou encore Claudio Coccoluto jouaient avant moi. Tout se passait bien, le Queen avait confiance en moi et ils m’ont proposé de reprendre les soirées du jeudi, qui sont exclusivement masculines, chose que j’ai acceptée ! Pour mon premier jeudi soir, le DA du club me dit que je vais jouer avec un certain Jeff Stryker. Ok ! Je ne connaissais pas ce DJ et pour cause… Une fois arrivé au club, je m’installe et à deux heures du matin, le fameux Jeff Stryker arrive, sortant nu de sa loge, en pleine érection. Il s’avérait que cet homme était une méga star du X gay… Son agent m’a tendu une canette avec la bande son de son show… Je la joue et Stryker court, traverse une gigantesque toile de papier et se masturbe devant le public en folie… Autant vous dire que je ne m’attendais pas à ça !
Allez une dernière pour la route. Cette fois-ci c’était un vendredi, à la fermeture du club, j’attends un copain qui me ramenait chez moi. A ce moment là, Grace Jones m’accoste et me demande où je vais et si je joue autre part après. Je lui réponds que je rentre chez moi et à ce moment là mon pote arrive et sans que je puisse agir, Grace rentre dans la voiture avec moi. Une fois arrivée chez moi, elle est rentrée dans la chambre à coucher où dormait ma compagne de l’époque en sautant sur le lit et en criant « Wake up ! Wake up ! »
Vous auriez du voir la tête de ma copine…

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4. “Where are you” qu’est-ce que c’est exactement ?

C’est le premier single que j’ai sorti du Follentez. L’idée de faire une soirée de lancement au Nouveau Casino vient de Jedsa et Freddy. Ca nous paraissait normal d’appeler la soirée WRU, suite au graphisme visuel de la pochette, mais aussi parce que j’avais un peu disparu de ce circuit la. Et puis c’est marrant comme nom de soirée.

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5. Lors de ton dernier passage au Nouveau Casino le 20 Janvier dernier, quel avait été ton plus beau moment?

Il y en a eu plusieurs, mais le live avec KUKU était très sympa. Je pense que la fin du set sur le remix de Carl Craig de XPRESS 2 « Kill 100 » a bien claqué.

6. Quel regard portes-tu sur l’évolution de la teuf depuis ces 30 dernières années?

Je ne suis pas un adepte du « c’était mieux avant » mais je suis quand même obligé de remarquer qu’il y a de plus en plus de contraintes et de dérives liées au star system. Je trouve le clubbing hors grandes villes plus compliqué qu’avant mais la période actuelle est bien plus agréable qu’il y a quatre ans.

 

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